allez-y, jugez. cest gratuit, oui-oui.
(sanschangement, au passage)
figures attachantes, place à la nonchalance.
Aujourd'hui je m'en souviens encore. Quand j'avais quinze ans, je pensais m'en souvenir toute ma vie et c'est chose faite. Quelques soixante années ont passé, mes yeux et ma tête en ont vu beaucoup plus que certains ne peuvent l'imaginer. Pourtant, ma sensation à leur égard reste la même. Le dégoût. Oui depuis ma plus tendre enfance, on m'obligeait à les aimer, de temps en temps, juste pour « vérifier » si j'avais changé d'avis : mon coeur serait-il habitué à la sensation qu'* procurent dans la bouche ? Mes yeux accepteraient-ils enfin leur aspect repoussant ? Leur odeur si particulière aurait-elle trompé mon odorat ? Tant de questions auxquelles je peux aujourd'hui répondre catégoriquement, non. En plus d'un demi-siècle, rien n'est différent. Le seul fait de les voir en face de moi, attendant le prochain tumulte, provoque une répulsion immédiate de ma part. Mes sens en alerte, prêts à ...